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Publié : 15 juin 2015
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Michel Bussi en visite dans l’établissement

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Comme prévu, Michel Bussi est venu dans l’établissement ce vendredi 15 mai 2015 pour y rencontrer les 1ères Bac pro de Mme Langlois. Tout cela s’est fait au CDI en compagnie de M. Delepine (remplaçant de Mme Merlin).
L’évènement était ouvert et quelques professeurs et élèves (dont les 2GT2 de monsieur Fromentin qui ont lu les ouvrages de Michel Bussi) y ont assisté.

La discussion a tourné autour de « Nymphéas noirs » puisque celui-ci a été étudié en classe. En plus de la lecture de l’ouvrage, les élèves ont préalablement visité le village de Giverny qui est au cœur de l’intrigue.
Ils avaient préparé une liste de questions en amont avec leur professeur de lettres, Mme Langlois.

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Commençons par la base : comment est né « Nymphéas noirs », quelle est la source d’inspiration de l’auteur ?

La principale inspiration vient du film, « Le sixième sens » de M. Night Shyamalan (1999) et plus particulièrement de sa fin. Pour en savoir plus et faire le parallèle entre les deux, allez voir le film. D’ailleurs, ce livre à la base devait être un scénario. Pour autant, « Nymphéas noirs » a peut être encore une chance de vivre une histoire avec le cinéma ou la télévision puisque l’auteur nous a confié que les droits avaient été achetés.

Spoiler

L’une des raisons qui fait qu’une adaptation tarde est que passer un roman à l’écran se passant à plusieurs périodes est compliqué pour des raisons évidentes : comment tromper le public, comment faire pour qu’il ne se rende pas compte que le livre se passe à plusieurs époques ?

Nous avons ensuite des questions davantage axées sur le métier d’écrivain.
L’auteur nous a confié avoir mis environ dix huit mois pour écrire son livre. Forcément, la question rituelle sur le syndrome de la page blanche est apparue. Selon l’auteur, c’est un mythe puisque un écrivain quand il se lance dans un roman sait où il va, le plan est « fait dans sa tête ». Cependant, un écrivain ne rédige généralement pas son ouvrage d’un seul trait. Effectivement, des problèmes d’écriture sur une scène en particulier est monnaie courante : on ne trouve pas les mots justes, la façon d’aborder la scène. L’auteur y revient plus tard quand le problème se pose.
Il nous a également confié avoir eu plusieurs versions pour la révélation du livre : l’une dévoilait les choses petit à petit, l’autre dévoilait tout d’un coup. Pourquoi ce second choix ? Eh bien, Nymphéas noirs, à l’instar d’un jeu vidéo était en phase dite de « béta » (testé dans un cercle restreint par des joueurs ou en l’occurrence ici par des lecteurs). L’entourage de Michel Bussi (amis, famille, collègues) lit le livre et donne ses retours à l’auteur. Chose amusante, l’un de ses lecteurs-testeurs est un membre du personnel enseignant du lycée et n’a pas compris la version « 1 » du livre, où les indices sur le dénouement du livre sont amenés petit à petit. C’est l’une des raisons qui font que l’auteur a opté pour dévoiler les choses d’un seul coup.

Les élèves ont voulu savoir si l’auteur s’était rendu à Giverny, pourquoi le thème de la peinture avait été choisi.
Il s’est bien sûr rendu sur place pour s’imprégner du lieu. Cela étant, les repérages ont été rapides puisque le village est relativement petit. Se rendre sur place est surtout un moyen de situer les choses, de savoir où les scènes vont se passer. Cela permet de donner de la cohérence au livre (notamment sur le fait de placer le cadavre à tel ou tel endroit, quel est l’endroit le plus adéquat pour le faire…).
Évidemment que Giverny et peinture vont de pair mais pour autant, la peinture n’était pas forcément un rouage essentiel aux yeux de l’auteur. Le but était de trouver pour le personnage principal un talent qui pouvait lui donner un sentiment de vie gâchée si les choses avaient tourné différemment. La seule condition était que ce talent se devait d’être « universel », « accessible à tous les milieux » (cela aurait pu être du dessin, du football).

Terminons par une série de questions.
Pourquoi écrire uniquement des romans policiers ? L’auteur nous a répondu : »Pourquoi pas ? ». Qui plus est, ses romans ne sont pas que policiers dans le contenu. Il y a certes une dimension d’enquête (notamment dans « Nymphéas noirs ») mais d’autres thèmes sont également abordés.
Des lecteurs ont également discuté de la fin de l’ouvrage qui selon eux est trop romanesque, trop heureuse.
L’actualité de l’auteur a été abordée. Un roman est en préparation, il n’en est encore qu’à ses balbutiements.

Une fois la rencontre terminée, Michel Bussi a eu la gentillesse de faire quelques dédicaces aux élèves et aux membres du personnel.