Publié : 4 octobre 2006

2ème prix : Les victimes de l’alcool

LES VICTIMES DE L’ALCOOL

Mon histoire, comme toute histoire qui mérite d’ être racontée, commence un samedi soir.

Julien et Vincent allèrent en boîte. Comme à leur habitude, ils burent « à toute pompe ». Leur but : rentrer « bourrés comme des trous » et accompagnés pour la nuit.

D’habitude ils rentraient sains et saufs ; mais ce soir ce fut le drame !!!
Cette soirée commença à 22 h 30, Julien passa chez Vincent et pour débuter en beauté, ils burent un verre. En fait, ils n’en burent pas qu’un mais trois ou quatre… Après ce début de soirée, ils partirent en direction de L’EXCALIBUR, une boite réputée pour son ambiance bien hot et son alcool pas cher...

Après leur arrivée, ils ne burent pas autant qu’à leur habitude. Au lieu d’absorber quelques whiskies, ils dansèrent beaucoup sur des chansons plutôt jeunes et dynamiques avec deux filles jeunes et « pulpeuses » munies de minijupes très mini et d’yeux aussi profonds que l’océan. Ils dansèrent avec une joie de vivre énorme, et ne burent presque pas, tant le désir que dégageaient ces filles était extraordinaire.

Durant cette soirée ils parlèrent de tout et de rien, et ils firent connaissance en se posant des questions parfois indiscrètes :

« Vous venez d’ où ?

─ De Saint Léger et de Darnétal et vous ?

─ Nous, de Ry.

─ Ok, et parlons plus sérieusement, votre position préférée du Kamasutra ?

─ La « Danse aux joyeuses faveurs ».

─ Pour les deux ?

─ Ouais ! c’est la meilleure… »

« Oh ! j’ adore cette chanson ! On va danser !

─ Oki, pas de blem ! »

À la fin de cette soirée mémorable, les deux garçons décidèrent de rentrer chez eux, accompagnés de ces charmantes créatures. Toutes les conditions pour une bonne route étaient réunies et ils respectèrent le code de la route à la lettre, 50 km/h en ville, 130 km/h sur autoroute, etc.
Toute la route se passa bien, mais, arrivés à cinq minutes de chez eux, ils virent au loin deux phares éblouissants foncer droit sur eux. Ils ne surent pas quoi faire, accélérer ou freiner. C’était un poids lourd de 38 tonnes. Le choc fut brutal : le camion percuta leur voiture de plein fouet, elle ne fit des tonneaux que pendant cinquante secondes mais cela leur parut une éternité. Durant cette succession de tonneaux, leurs ceintures de sécurité ne leur servirent à rien et trois personnes sur quatre périrent sur le coup. Le chauffeur du 38 tonnes ne s’ arrêta pas, par peur de représailles.

Depuis ce jour je suis paralysé à vie dans cette maudite chaise roulante. Le comble de cette histoire, c’est qu’on n’avait pas bu.

Sébastien DODART

Romain GUIDON

Maxime JULIEN

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